Archivé — Discours à l'assemblée générale annuelle de Polytechnics Canada

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L'honorable Gary Goodyear, ministre d'État responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario (FedDev Ontario)

Kitchener (Ontario)
Le 11 mai 2010

La version prononcée fait foi


Mesdames et Messieurs, amis et invités de marque, bonjour.

Je suis heureux d'être en votre compagnie ce matin, pour souligner les réalisations et les progrès de la recherche polytechnique au cours de l'an dernier, et de vous présenter la position de notre gouvernement pour continuer d'aller de l'avant.

Dans cette salle, je perçois l'enthousiasme et l'énergie collective des grandes idées, des grands esprits et des gens de grand talent présents aujourd'hui.

Je sais que nous avons des objectifs communs : voir le Canada continuer à exceller dans les domaines de la recherche, des sciences et de la technologie et repousser les limites qui font obstacle à l'essor de l'industrie canadienne.

Je voudrais aborder un sujet qui nous intéresse tous au plus haut point : l'innovation.

De la découverte de l'insuline dans les années 20 à l'invention du BlackBerry durant les années 90, chose certaine, les Canadiens ont acquis une solide renommée pour nombre d'idées novatrices de portée mondiale.

Le gouvernement reconnaît que l'innovation est essentielle pour stimuler la productivité, la compétitivité et la croissance.

C'est pourquoi nous maintenons notre approche axée sur l'édification d'une économie novatrice, tirant pleinement parti de la technologie et fondée sur le savoir. Je sais que vous en conviendrez : c'est l'économie de l'avenir.

Au cours de ces derniers mois, j'ai rencontré des travailleurs, des dirigeants communautaires, des universitaires et des chefs d'entreprise qui m'ont fait part de leurs idées sur les façons de créer ce type d'économie et de conjoncture.

Partout, le message était clair. L'un des meilleurs atouts de l'Ontario est la recherche effectuée dans nos universités, collèges et autres établissements d'enseignement de calibre mondial.

Toutefois, on m'a aussi fait part de la nécessité de déployer plus d'efforts pour aider à commercialiser cette recherche, en vue d'assurer la croissance de nos petites et moyennes entreprises, afin qu'elles puissent devenir des chefs de file mondiaux.

Lorsque des organismes de divers secteurs collaborent, on peut s'attendre à l'émergence d'innovations majeures.

De plus en plus, c'est ainsi que l'innovation se produit — non pas par une action isolée, mais par un effort concerté.

Cela signifie que, lorsque le gouvernement collabore avec le milieu universitaire et le secteur privé, il est possible d'assurer la position de chef de file du Canada.

L'une des principales façons d'y parvenir est d'investir massivement dans les sciences et la technologie, ce qui améliorera les perspectives de compétitivité à long terme du Canada et contribuera à la prospérité nationale.

Nous reconnaissons que le financement de la recherche est un investissement qui a toujours des retombées positives : découvertes scientifiques, nouvelles idées et nouveaux produits, création d'emplois et protection contre des conditions économiques difficiles.

Pour favoriser l'émergence de nouvelles idées et de nouveaux produits, le gouvernement s'est engagé à mener à bien plusieurs initiatives issues du Plan d'action économique du Canada, notamment en renforçant la Stratégie des sciences et de la technologie, en aidant les entreprises spécialisées dans la technologie à avoir accès au capital de risque et en créant un stratégie globale pour l'économie numérique.

Le budget de cette année prévoit des investissements de près de 1,4 milliard de dollars sur cinq ans pour les sciences et la technologie, s'ajoutant aux quelque 5 milliards de dollars annoncés précédemment dans le budget de 2009. Au total, cela représente l'un des plus importants investissements fédéraux effectués jusqu'à présent dans ce domaine.

Aux termes du Plan d'action économique du Canada, le gouvernement a aussi beaucoup investi dans des secteurs où la recherche-développement joue un grand rôle. Nous avons lancé le Programme d'infrastructure du savoir, doté d'un budget de 2 milliards de dollars pour améliorer les infrastructures vétustes des établissements d'enseignement postsecondaire canadiens, et nous avons agi rapidement en vue de leur procurer le financement. Environ 35 p. 100 du financement total du programme sont destinés à venir en aide aux collèges.

Dans Le Budget de 2010 : Tracer la voie de la croissance et de l'emploi, nous avons aussi établi le Programme d'innovation et de commercialisation dans les petites et moyennes entreprises, doté d'un budget national de 40 millions de dollars échelonné sur deux ans.

Bien conscient des incidences de la récession économique sur l'économie industrielle et manufacturière propre au Sud de l'Ontario, le gouvernement a annoncé, dans le cadre du Plan d'action économique de l'an dernier, la création de l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario.

Depuis, l'Agence, que nous appelons FedDev Ontario, a appuyé des initiatives qui créent des emplois et de nouvelles possibilités dans l'ensemble de la région.

À titre de ministre d'État responsable de l'Agence, je suis fier de dire que nous avons réalisé d'immenses progrès en peu de temps et je suis sûr que son président, M. Bruce Archibald, que vous entendrez plus tard ce matin, en conviendra. Nous avons annoncé des investissements de plus de 450 millions de dollars pour financer des mesures de stimulation économique actuellement mises en œuvre dans des collectivités du Sud de l'Ontario.

Notre objectif initial visait à permettre à des résidents du Sud de l'Ontario de réintégrer le monde du travail et à relancer l'économie de cette région. Je suis heureux de voir partout des signes de croissance. De fait, selon Statistique Canada, l'Ontario compte 143 000 emplois de plus depuis le mois dernier.

Nous avons pour mandat de créer des emplois de haute qualité qui stimuleront l'économie de demain, à laquelle il importe de participer activement pour rester concurrentiel. Comme vous le savez, la recherche polytechnique joue un rôle essentiel dans ce domaine.

En se consacrant à la création d'emplois de haute qualité et des industries de demain, l'Agence continuera à assumer une fonction clé de soutien aux petites et moyennes entreprises, aux fabricants et aux organismes communautaires pour assurer la croissance soutenue de la région.

Pour cela, nous investissons dans des entreprises en voie de diversification. Nous prêtons également main-forte aux activités de recherche, de commercialisation et de développement technologique qui s'avèrent prometteuses.

À titre d'exemple, mentionnons notre investissement de 10 millions de dollars dans le projet KidsArm du Hospital for Sick Children, qui comprend un robot médical guidé par l'image et un système thérapeutique et chirurgical robotisé — une première mondiale dans le domaine de la technologie pédiatrique. Ce projet créera plus de 80 « emplois de l'avenir » dans le Sud de l'Ontario, et les perspectives de commercialisation internationale qui en découleront sont fort intéressantes.

Nous investissons par ailleurs 5,2 millions de dollars dans COM DEV International pour aider cette société à mettre au point et à lancer des microsatellites. Cette initiative lui permettra de percer sur un nouveau marché très lucratif, destiné à un véritable essor. Elle renforcera ainsi la position de l'Ontario comme chef de file mondial dans ce marché en pleine expansion.

Il y a quelques semaines seulement, le premier ministre a aussi annoncé une contribution de 25 millions de dollars en vue de mettre sur pied un Centre canadien des études sur la sécurité mondiale, à l'École Munk des affaires internationales de l'Université de Toronto. Ce centre donnera au Canada la possibilité de devenir un chef de file en matière de sécurité mondiale et d'attirer dans le Sud de l'Ontario des chercheurs et des spécialistes de premier plan du monde entier.

Enfin, il y a à peine un mois, j'ai lancé au Collège Sheridan l'Initiative pour la recherche appliquée et la commercialisation de FedDev Ontario. Ce programme prévoit un financement pouvant atteindre 15 millions de dollars pour la création de partenariats entre des petites entreprises qui souhaitent innover et des établissements d'enseignement postsecondaire qui possèdent la capacité de R-D appliquée en vue de développer ces idées et d'en faciliter la commercialisation.

J'invite les établissements d'enseignement postsecondaire du Sud de l'Ontario à considérer cette initiative et à soumettre une demande de financement, dont la valeur maximale a été fixée à 750 000 $, pour réaliser des projets de collaboration avec des entreprises.

Ces projets seront axés sur le marché et répondront aux besoins des entreprises. La recherche visera à résoudre un problème particulier, à mettre au point un produit, une pratique ou un procédé, ou encore à réaliser un objectif organisationnel.

Cette initiative pilote permettra à des petites entreprises de collaborer plus étroitement avec des collèges et des universités en vue de réaliser leurs objectifs de recherche-développement et de mettre à l'essai de nouveaux produits ou procédés de production de manière rentable.

Mesdames et Messieurs, nous visons à combler l'écart entre la recherche et la commercialisation et à permettre au secteur privé de faire ce en quoi il excelle : transformer le savoir en innovation, et l'innovation en prospérité et une meilleure qualité de vie.

Research In Motion est le meilleur exemple de ce qui est possible lorsque le secteur privé collabore avec des établissements d'enseignement postsecondaire pour transformer des idées en entreprises viables, et l'innovation en réalité.

Je suis convaincu que, ensemble, nous pouvons établir les bases qui favoriseront l'émergence du prochain chef de file mondial, parce que toutes les bonnes idées naissent dans des milieux qui encouragent la réflexion prospective et offrent un soutien, comme ceux que l'on retrouve dans les collèges Sheridan, Conestoga ou George Brown.

Je suis certain qu'en ce moment même, quelque part dans un laboratoire de l'un de ces collèges ou d'un autre excellent établissement d'enseignement postsecondaire canadien, un étudiant travaille sur une idée qui aura une incidence sur notre avenir. Nous devons tout mettre en œuvre pour que ces idées aient toutes les chances de réussir.

Toutes les initiatives que j'ai mentionnées aujourd'hui témoignent de l'engagement de notre gouvernement à créer, au Canada, les conditions propices au foisonnement d'idées et à la création d'emplois de haute qualité.

Le gouvernement demeure déterminé à investir en fonction des buts et des objectifs qu'il partage avec Polytechnics Canada et à éliminer les obstacles à leur réalisation.

Je tiens à remercier Polytechnics Canada et ses membres pour le travail considérable qu'ils ont accompli et leur inlassable participation aux efforts déployés pour que notre pays soit à l'avant-garde de la recherche et de l'innovation.

Le travail que nous accomplissons ensemble ouvre la voie à un Canada plus fort, plus prospère et plus intelligent.

Merci.

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