L'honorable Gary Goodyear, ministre d'État responsable de l’Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario
Toronto (Ontario)
Le 17 juin 2010
La version prononcée fait foi
Mesdames, Messieurs, chers amis et distingués invités, bonjour. Je vous remercie de ce chaleureux accueil.
Il me fait plaisir de prendre la parole aujourd'hui devant un auditoire si distingué — aussi bien des chefs de file des milieux d'affaires et communautaires que des gens de vision et des innovateurs, qui prennent le pouls de l'économie du Sud de l'Ontario et aspirent à son essor et à sa prospérité.
J'ai toujours vécu dans le Sud de l'Ontario. J'ai grandi, fréquenté l'école, élevé ma famille et dirigé une entreprise dans cette région.Vous êtes sans doute nombreux ici à partager le même vécu.
Je suis persuadé que je ne suis pas le seul à me rappeler l'époque où le secteur manufacturier de notre région était au cœur même de la vitalité de notre économie et l'un des plus solides du monde.
Nos parents et grands-parents travaillaient alors sur les chaînes de montage des usines et des manufactures de Windsor à Kitchener, de Toronto à Ottawa — à fabriquer des produits canadiens qui dominaient le marché, ici au pays et à l'étranger.
Nous étions plus productifs, plus rapides et plus concurrentiels. Nous disposions d'une solide main-d'œuvre, en pleine croissance. Sur le marché, il y avait moins de concurrents et la demande de produits était très élevée.
Depuis une vingtaine d'années, par contre, avec l'entrée de l'ordinateur et de la technologie moderne dans notre milieu de travail, l'économie industrielle a subi une transformation structurale déterminante. Nous faisons face à de nouveaux défis et à une nouvelle conjoncture mondiale.
De nouveaux concurrents déterminés surgissent et foncent droit devant, en redéfinissant la façon dont nous envisageons la productivité dans le monde. La technologie évolue à un rythme tel que chaque jour apporte quelque chose de plus nouveau, de plus rapide, de meilleur et de plus brillant.
L'économie est en transition, passant des produits aux services. L'accent porte maintenant sur l'économie du savoir, et non plus sur la fabrication primaire.
Pour réussir dans cette nouvelle économie, le Canada doit emboîter le pas tandis que le monde poursuit sa course. Il y a de quoi se réjouir, nos entreprises évoluent, mais il ne faut pas se réjouir trop vite, car celles d'autres régions du globe évoluent plus rapidement.
Le Sud de l'Ontario a été salué comme le moteur de l'économie canadienne depuis le XIXe siècle, avec la croissance de l'industrie de la construction navale, l'arrivée du chemin de fer puis, en 1904, lorsque Henry Ford a décidé au départ que des véhicules seraient construits à Windsor.
Nous sommes rendus à un carrefour important de notre histoire et nous devons faire vrombir ce moteur. Il faut faire plus, innover davantage devenir plus efficients et productifs, plus rapidement. Et nous sommes sur la voie de la reprise et de la prospérité.
Aujourd'hui, je vous fais part de ma vision pour aller au-delà de la stabilisation et du renforcement de notre économie et en vue d'assurer un solide avenir pour le Sud de l'Ontario, fondé sur le potentiel qui existe déjà et misant sur la réalité future que nous pouvons créer et parviendrons à créer.
Pour devenir des chefs de file mondiaux et obtenir de plus grandes réussites à l'échelle internationale, nous devons saisir les nouvelles occasions d'innover et de profiter d'avantages stratégiques. Il faut à nouveau positionner cette région à titre de fer de lance et de force motrice de l'économie canadienne.
Les gouvernements n'y parviendront pas par leurs seuls moyens. Franchement, personne n'y parviendra en faisant cavalier seul, pas si l'on veut se maintenir en tête de peloton.
Même quand on est bon, il y a toujours place à l'amélioration. Pour faire mieux, il faut travailler ensemble.
Nous ne bénéficions plus de l'avantage concurrentiel en matière de fabrication associé à une faible valeur du dollar canadien. Pour être concurrentiel en 2010, il faut fabriquer des biens novateurs en fonction de la demande des consommateurs, qui veulent des biens plus rapidement, de meilleure qualité et qui coûtent moins cher, quel que soit le cours du dollar.
Il est important d'envisager ces changements non pas comme des menaces mais comme des occasions — d'adaptation, de croissance, de renforcement et de diversification.
Les quelques dernières années ont été très pénibles. Nous avons subi des revers. Notre secteur manufacturier a été tout particulièrement durement touché par la récession économique — obligeant la fermeture d'usines et des mises à pied massives.
Nous sommes nombreux à connaître quelqu'un, peut-être même un membre de notre famille, qui a perdu son emploi. Le Sud de l'Ontario a eu davantage de défis à surmonter suite aux répercussions de la crise que toute autre région du pays.
Alors que nous émergeons d'une année remplie de défis et d'adversité pour une grande partie de la population mondiale, notre gouvernement continue de tout mettre en œuvre pour venir en aide à nos collectivités et afin qu'elles puissent jouir à nouveau d'un cycle de prospérité et de croissance.
Le Canada a été le dernier des pays du G8 à entrer en récession et sera le premier à en sortir. Notre pays se démarque comme un chef de file économique parmi les pays industrialisés.
Le Canada est en aussi bonne position parce que notre gouvernement, sous la solide direction du premier ministre Stephen Harper, a vu approcher la tempête. En effet, lorsque notre nouveau gouvernement a été élu en 2006, il s'est résolument engagé à rétablir et à renforcer la prospérité financière du Canada, pour la population actuelle et les générations futures.
Il est passé rapidement à l'action et réduit les impôts pour aider les citoyens et les entreprises. Il a remboursé la dette nationale — soit environ 38 milliards de dollars — à l'intérieur d'à peine trois ans, un niveau record. Et il a fait des investissements extraordinaires dans l'infrastructure, notamment par le plan Chantiers Canada, dont les investissements de 33 milliards de dollars visaient une économie plus forte, la création d'emplois, un environnement plus sain et des collectivités plus prospères.
Notre gouvernement a instauré des politiques différentes de celles d'un grand nombre de nos partenaires commerciaux et de gouvernement précédents. Nous avons limité les dépenses et refinancé d'importants programmes dans les domaines de la santé et de l'éducation postsecondaire.
Nos banques sont parmi les plus solides et les mieux réglementées du monde. Grâce à ces initiatives ainsi qu'à l'engagement, à la stratégie et à la prévoyance de notre gouvernement au cours des quatre dernières années, nous avons édifié l'une des économies les plus fortes et les plus dynamiques du monde. De fait, la vitalité unique du secteur financier canadien et le ressort de nos banques ont permis à notre pays de se démarquer durant la crise financière qui a secoué le monde. Le Forum économique mondial, entre autres, a affirmé que le système bancaire canadien était le plus solide.
Et c'est pourquoi, ainsi que notre gouvernement l'avait prédit, le Canada a été le tout dernier de tous les pays membres du G8 à subir les contrecoups de la récession mondiale.
Mesdames et Messieurs, lorsque la tempête a frappé, notre gouvernement était prêt et est passé à l'action de manière résolue, en prenant des mesures de relance économique sans précédent pour protéger les Canadiens et la nation.
Remarquez que le Plan d'action économique du Canada ne se résumait pas à une série de stimulants; il s'agissait d'une stratégie intégrée, conçue pour prêter main-forte et viser plus haut — afin de préparer la voie à une croissance à long terme.
Nous avons investi pour créer des emplois dès maintenant, tout en positionnant davantage l'économie de notre région pour en faire un chef de file économique de demain. Voilà exactement à quoi servent nos investissements stratégiques dans des secteurs en difficulté.
Et parce que le premier ministre Harper a reconnu les défis économiques mondiaux que devait affronter le Sud de l'Ontario, le Plan d'action économique du Canada créait l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario, mieux connue comme FedDev Ontario, la dotant d'un budget d'un milliard de dollars et d'un mandat de cinq ans pour stimuler le développement économique et la croissance de la région en répondant expressément aux besoins et aux priorités de nos travailleurs et entreprises.
Mesdames et Messieurs, il est difficile d'imaginer dans quelle position nous aurions pu nous retrouver maintenant, si nous n'avions pas pris des mesures énergiques. Quoi qu'il en soit, je suis fier de dire que notre Plan donne les résultats escomptés.
Plus de 17 000 emplois ont été créés en Ontario le mois dernier. Et plus de 160 000 dans l'ensemble de la province depuis mai dernier. Le produit intérieur brut (PIB) du Canada pour le premier trimestre de 2010 s'élève à 6,1 p. 100, ce qui est énorme!
Les ventes de véhicules automobiles sont à la hausse. Les consommateurs dépensent à nouveau, ce qui contribue à la croissance de l'économie.
Les mesures prises par notre gouvernement ont permis au Canada d'éviter le désespoir, ont inspiré confiance et offert des occasions. L'avenir semble prometteur, mais il ne faut pas se reposer sur nos lauriers et être présomptueux. Comme nous le savons bien, d'autres pays sont toujours aux prises avec des problèmes, certains avec de graves problèmes. Nous devons nous assurer que notre propre reprise est forte non seulement dans sa phase initiale.
Nous devons poursuivre sur la lancée de notre croissance économique, et dans les meilleurs délais. Mais nous n'y parviendrons pas en faisant cavalier seul. Les investissements du secteur public pour stimuler l'économie diminueront progressivement cette année. Il faut que le secteur privé investisse davantage. Le temps est venu d'agir.
C'était tout un honneur pour moi lorsque le premier ministre m'a demandé d'assumer le poste de ministre d'État responsable de FedDev Ontario. Depuis la mise sur pied de l'Agence il y a moins d'un an, nous avons accompli beaucoup en peu de temps, en investissant immédiatement dans des organismes et des projets qui contribuent à l'essor et à l'équilibre de notre économie, dès aujourd'hui et en vue des années à venir.
L'Agence a déjà engagé près de 500 millions de dollars dans des projets réalisés partout dans le Sud de l'Ontario, dans le cadre d'initiatives découlant du Plan d'action économique du Canada, comme le Fonds d'adaptation des collectivités, et par des investissements dans des partenariats stratégiques :
L'Agence a également investi dans des collectivités, des entreprises et des organismes à but non lucratif de l'ensemble du Sud de l'Ontario. Notre programmation est conçue pour offrir une aide stratégique à nos entreprises et à nos collectivités, aussi bien dans leurs efforts de stabilisation que de diversification.
Nous avons commencé l'automne passé par investir dans des projets contribuant à combler les besoins immédiats et à atténuer les incidences à court terme du ralentissement économique par la création d'emplois.
Par l'intermédiaire du Fonds d'adaptation des collectivités, nous avons investi dans les collectivités les plus durement touchées de l'ensemble de la région, en vue de créer des emplois dès maintenant et des emplois pour les années à venir. Ces programmes visaient à améliorer les infrastructures et à ouvrir de nouvelles avenues de développement économique.
J'aimerais aujourd'hui illustrer pour vous ce financement à l'œuvre et son incidence sur les collectivités locales. Jetons-y un coup d'œil.
(Visitez http://www.youtube.com/user/FedDevOntario pour voir une vidéo du projet Collège St. Clair, financé dans le cadre du Fonds d'adaptation des collectivités.)
Alors que la reprise économique prenait de l'ampleur dans le Sud de l'Ontario et que les besoins changeaient, nous avons changé. Nous avons élargi la portée de nos programmes pour qu'ils soient axés sur la création de meilleurs emplois à long terme, et affecté notre financement et nos ressources à la croissance de l'économie.
L'automne dernier, nous avons lancé le Programme de développement du Sud de l'Ontario, pour appuyer les projets visant à accroître la production ou à aider les entreprises à percer sur de nouveaux marchés. J'aimerais vous faire part maintenant d'un exemple de réussite issue de ce programme. (Visitez http://www.youtube.com/user/FedDevOntario pour voir une vidéo sur le projet de la société John G. Wilson Machines, financé dans le cadre du Programme de développement du Sud de l'Ontario.)
Mes amis, peu de gens le savent, mais le deuxième plus grand secteur manufacturier du Sud de l'Ontario est l'industrie des aliments et des boissons.
Cette industrie a besoin d'aide pour trouver de la main-d'œuvre qualifiée, alors notre gouvernement aide le Collège Conestoga à construire un nouvel institut de transformation des aliments, afin qu'il puisse offrir une formation dans ce domaine important et en plein essor. Par ailleurs, nous avons accordé des contributions de 20 millions de dollars à des entreprises de l'industrie de la transformation des aliments et des boissons, en raison de la concurrence mondiale croissante à laquelle est exposé ce secteur.
Cela a permis aux entreprises d'innover et de se procurer du nouveau matériel pour prendre de l'expansion et devenir concurrentielles. Jetons un coup d'œil maintenant à un exemple de cette aide financière qui a porté fruit.
(Visitez http://www.youtube.com/user/FedDevOntario pour voir une vidéo sur le projet d'Italian Home Bakery, financé dans le cadre de l'appel de demandes de financement pour le secteur de la transformation des aliments et des boissons.)
Par ailleurs, en raison du fait que nous sommes bien conscients que de stimuler l'innovation entraîne toujours des retombées intéressantes, FedDev Ontario investit dans des projets qui apportent des changements et ont le potentiel de modifier le paysage de la recherche médicale et technologique dans le Sud de l'Ontario.
À titre d'exemple, mentionnons notre engagement d'investir 20 millions de dollars dans la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile Canada pour établir un réseau d'essais cliniques sous la direction de l'Université de Waterloo.
Cela permettra de créer des emplois dès maintenant, en plus de sauver des vies lorsque de nouvelles technologies comme le pancréas artificiel seront mis en marché, et nous mettrons tout en œuvre pour que le Sud de l'Ontario continue d'être un centre de premier plan pour mener des recherches de calibre mondial et profiter de possibilités de commercialisation.
Ces dernières années, à titre de ministre d'État chargé des Sciences et de la Technologie et de ministre d'État responsable de FedDev Ontario, j'étais à l'écoute de ce que les dirigeants des milieux d'affaires, industriels et communautaires avaient à me dire au sujet des défis qu'ils devaient surmonter à chaque jour en matière de productivité, de compétitivité et d'innovation dans le paysage changeant de l'économie.
J'ai eu la chance de voir de près toutes les occasions à saisir dans l'ensemble de cette région — le potentiel d'idées, de ressources, de technologies, de produits, de services et de main-d'œuvre.
Notre objectif maintenant consiste à tirer pleinement parti de ce potentiel — les outils, la stratégie, la volonté de prendre des risques, les partenariats et le financement — afin qu'il porte fruit.
Ensemble nous devons axer nos efforts sur les occasions à saisir pour :
L'innovation est essentielle pour stimuler la productivité et la croissance. Les entreprises doivent en premier lieu tenir compte des forces de nos concurrents, assumer nos propres forces et, ce qui est plus important encore, trouver le moyen de tirer le plus grand avantage de nos ressources les plus prometteuses.
Ensemble, nous avons accompli vraiment beaucoup. Notre gouvernement veut travailler avec vous, dans un esprit d'équipe. L'industrie doit intensifier ses efforts, prendre des risques calculés, accéder à l'innovation, accroître sa productivité et devenir plus concurrentielle.
Nous devons miser sur l'Avantage du Sud de l'Ontario.
Notre gouvernement, par l'intermédiaire de FedDev Ontario, met tout en œuvre — en collaboration avec le secteur privé, les organismes à but non lucratif, les instituts de recherche et les établissements postsecondaires — afin que le Sud de l'Ontario devienne à nouveau un concurrent de premier plan au sein de l'économie mondiale.
Notre main-d'œuvre est sans contredit notre plus grand atout. Le capital intellectuel — le savoir, l'expérience et le talent de la population du Sud de l'Ontario — est au cœur même de notre avantage concurrentiel durable. Or, l'un des défis que nous devons surmonter consiste à trouver les meilleurs moyens d'assurer le perfectionnement des compétences et d'exploiter le plein potentiel de la population du Sud de l'Ontario.
Nous devons faire valoir au monde notre Avantage humain.
En raison des pressions exercées par le vieillissement de la main-d'œuvre, auxquelles s'ajoutent les pénuries de main-d'œuvre dans les métiers spécialisés, nous serons peut-être aux prises prochainement avec des pénuries de main-d'œuvre et de personnel spécialisé, alors que nous tentons d'occuper une place de premier plan dans une économie axée sur le savoir.
Saviez-vous que, au Canada, les diplômés en sciences et en technologie représentent à peine le quart environ de tous les nouveaux diplômés? Il s'agit d'un pourcentage bien inférieur à la moyenne des pays membres de l'OCDE, et l'écart continue de s'accentuer entre le Canada et d'autres pays, comme la Corée, où plus de 40 p. 100 des diplômés sont spécialisés dans ces domaines.
Il nous faut non seulement un plus grand nombre d'étudiants pour prendre part aux travaux de recherche et d'innovation dans les établissements d'enseignement et les laboratoires, mais aussi davantage de diplômés possédant des compétences en affaires, qui feront partie des équipes de gestion moderne qui dirigeront les projets d'innovation des milieux d'affaires au cours des années à venir.
L'embauche de tels gens de talent et instruits profitera grandement à votre entreprise et à l'humanité. L'on stimule et encourage par la même occasion l'intérêt des jeunes à l'égard de ces disciplines et de ces carrières. Les emplois actuels seront de plus en plus axés sur la technologie, de sorte que la main-d'œuvre actuelle aussi devra se recycler.
Pour favoriser cet Avantage humain du Sud de l'Ontario, notre gouvernement continuera de travailler de près avec les établissements d'enseignement supérieur, les organismes non gouvernementaux, les centres et les instituts de recherche ainsi que le secteur privé au pays pour assurer le perfectionnement professionnel de nos scientifiques et de nos ingénieurs et créer la relève de gens de talent de demain par des activités de formation et de mentorat.
Il est important de pouvoir compter sur des effectifs hautement qualifiés, qui ont reçu une solide formation, mais encore leur faut-il avoir accès aux connaissances et disposer d'une capacité de recherche-développement (R D) leur permettant d'assurer la mise en marché de leurs idées.
Il faut créer un Avantage du savoir.
Souvent, les petites et moyennes entreprises n'ont pas à cette fin la capacité de R-D et de précommercialisation à l'interne, ce qui freine leurs efforts pour innover.
De fait, parmi les pays membres de l'OCDE, le Canada se classe au 16e rang quant à l'intensité des activités de recherche-développement des entreprises. En pourcentage de notre PIB, les dépenses en R-D des entreprises canadiennes ont diminué de 20 p. 100 entre l'effondrement du boom technologique en 2001 et 2007, et étaient de façon constante inférieures à la moyenne des pays membres de l'OCDE.
Nous avons l'occasion de favoriser des percées technologiques dans des domaines tout à fait nouveaux et concurrentiels, entre autres dans les secteurs des technologies de l'information et des communications, du matériel médical et de l'énergie propre.
À titre d'exemple, avec plus d'une centaine d'entreprises et une douzaine de centres de recherche partout dans la province dont les travaux de R-D sont centrés sur les énergies de remplacement, nous avons à portée de la main un savoir-faire dans les domaines de l'énergie solaire et éolienne, de la production de biocombustible et des piles à combustible.
FedDev Ontario s'intéresse de près à cette question, par des programmes tels que l'Initiative pour la recherche appliquée et la commercialisation.
J'ai eu le plaisir d'annoncer cette initiative il y a quelques mois. Elle prévoit un financement pouvant atteindre 15 millions de dollars pour aider nos collèges, nos universités et nos écoles polytechniques à former des partenariats avec des petites et moyennes entreprises du Sud de l'Ontario.
Nous devons créer des projets qui permettent de prendre un nouveau virage et feront valoir les talents que le Sud de l'Ontario a à offrir au Canada et au monde.
C'est en favorisant de tels partenariats entre les milieux universitaires, privés et gouvernementaux que nous créerons un Avantage du savoir du Sud de l'Ontario. Il nous faut pouvoir compter sur un savoir et des gens de talent exceptionnels, mais ce n'est pas suffisant. Nous devons financer des secteurs nouveaux et émergeants, offrant un énorme potentiel sur le marché.
Il faut renforcer notre Avantage entrepreneurial.
Nous devons tirer pleinement parti de l'esprit d'entreprise de cette région, permettre aux idées formidables de s'épanouir et offrir un soutien favorisant un contexte qui incite à prendre les risques nécessaires pour nous permettre de nous hisser au prochain niveau.
Le gouvernement et les milieux d'affaires doivent fournir aux entreprises du Sud de l'Ontario davantage d'occasions d'accélérer le développement de nouvelles technologies ayant un bon potentiel commercial.
Un Avantage entrepreneurial du Sud de l'Ontario :
Nous devons également fournir aux nouveaux entrepreneurs prêts à prendre des risques l'accès au financement qui leur permettra d'exploiter leurs idées. Voilà un autre grand enjeu que soulèvent constamment nos intervenants : la difficulté d'accès aux capitaux, en particulier celles provenant de sources non traditionnelles.
Nous avons besoin de la confiance et de l'engagement renouvelés des investisseurs envers les idées provenant du Sud de l'Ontario.
Par ailleurs, les résultats issus de nos idées doivent fournir la preuve qu'elles valent la peine qu'on y investisse de l'argent.
Même en tirant parti de notre potentiel humain, du savoir et entrepreneurial, nous sommes quand même aux prises avec des enjeux qui nous empêchent d'occuper une position optimale dans le monde.
Nous devons définir et appuyer un Avantage de la prospérité.
Nous devons accroître la productivité, diversifier notre économie et encourager l'investissement et la concurrence.
Le retard que nous accusons en matière de productivité demeure l'un de nos plus grands défis.
De fait, le classement du Canada au chapitre de la productivité s'est détérioré. En effet, parmi 20 pays membres de l'OCDE, le Canada est passé de la troisième place en 1960 à la quinzième place de nos jours. Il faut mettre fin à une telle dégringolade.
En plus d'accroître leur productivité, nos entreprises doivent se diversifier et recentrer leurs efforts dans des domaines, des procédés et des secteurs en pleine croissance. Par exemple, tant la Banque du Canada que le Conference Board du Canada suggèrent d'investir plutôt dans l'industrie des technologies de l'information et des communications et du logiciel.
Il s'agit d'un domaine dans lequel nos investissements représentent à peine un plus de la moitié du niveau des investissements américains par travailleur, par année, même si cette industrie est associée à une productivité plus forte dans un grand nombre de pays.
Pour corriger cette situation, notre gouvernement a adopté une déduction pour amortissement de 100 p. 100.
Nous savons qu'une masse critique de main-d'œuvre, de R-D et de ressources nous permettra de créer des emplois et de générer des revenus. Mais il ne suffit pas d'investir uniquement dans ces trois domaines.
Nous viserons à créer un Avantage de la prospérité du Sud de l'Ontario, visant à :
Par exemple, l'intérêt croissant à l'égard des moteurs hybrides et électriques pour les véhicules automobiles ainsi que la production et la distribution d'électricité offre d'importantes perspectives de croissance dans ces industries au cours des prochaines années.
En investissant dans ce genre d'avantages concurrentiels partout dans le Sud de l'Ontario et en profitant pleinement de ces avantages, nous attirerons des entreprises, de même que de l'investissement intérieur et étranger, en raison des compétences et du talent pour lesquels la région est réputée.
Tout compte fait, cela se traduit par davantage d'emplois, de croissance et de prospérité pour tous. Nous visons à obtenir des résultats concrets pour le Sud de l'Ontario — pour les entreprises, les chercheurs, les entrepreneurs, les collectivités et la population — les gens qui travaillent dans la région, habitent dans la région, investissent dans la région.
Au cours des quatre dernières années, notre gouvernement a grandement contribué à créer un climat favorable sur le plan économique et en matière de politiques, et il continuera de mettre en place les conditions propices au retour en force de la productivité.
FedDev Ontario dispose d'un financement d'environ 700 millions de dollars à investir dans le perfectionnement des compétences et la formation, l'innovation et la recherche, la productivité et le développement des entreprises.
Dans un proche avenir, notre Agence commencera à lancer de nouvelles initiatives ciblées et stratégiques pour réaliser ses objectifs.
Or, pour tirer le meilleur parti de ce financement et obtenir un effet de levier, nous devons pouvoir compter sur votre engagement, participation et soutien total, à titre de partenaires.
Nous devons tous participer à cet effort collectivement, chacun en précisant le rôle qui lui est propre, dans le cadre d'une action commune, en fonçant droit devant pour positionner notre région comme un véritable concurrent mondial.
Notre gouvernement est déjà passé à l'action et n'a jamais perdu de vue l'importance de continuer de miser sur les forces qui nous sont propres et les nouvelles occasions à saisir.
Mais il n'y parviendra pas à lui seul.
Car, sans votre savoir-faire, vos idées, vos compétences, vos connaissances, votre capital humain et votre passion, nous sommes réellement dépourvus.
Le potentiel de transformation de l'innovation existe dans vos bureaux, salles de conseils d'administration, laboratoires et usines partout dans le Sud de l'Ontario.
Vous devez tenter de percer sur de nouveaux marchés, surtout dans d'autres pays, et trouver des moyens de diversifier vos produits ou services. Envisagez de nouveaux projets de collaboration, mais parlez-en également à vos partenaires actuels. Car ce sont des investissements, des partenariats et des collaborations stratégiques qui nous permettront de stimuler l'innovation et d'accroître la productivité et la compétitivité du Sud de l'Ontario, et d'empêcher la dégringolade.
Ensemble, nous serons à nouveau la force motrice de l'économie canadienne.
Je demanderais à chaque personne présente dans cette salle de réfléchir au rôle qu'elle pourrait jouer afin de nous aider à créer l'Avantage du Sud de l'Ontario.
Et je fais appel à chacun et à chacune d'entre vous de poursuivre cette discussion au-delà de cette salle, et de demander à vos collègues, partenaires, amis, pairs et membres de votre famille quelles mesures ils prendront pour contribuer à créer l'Avantage du Sud de l'Ontario. Je sais quel rôle nous voulons jouer à FedDev Ontario.
Notre gouvernement met tout en œuvre pour créer les conditions propices à l'éclosion et à la concrétisation d'idées, à la création d'emplois de qualité, à la croissance de l'économie, mais il a besoin de votre aide.
Au cours des prochaines années, FedDev continuera de rallier les gens et les entreprises, de mettre en commun l'information, les idées et les systèmes qui nous permettront d'accroître la vitalité du Sud de l'Ontario.
Il faut faire savoir au monde et à notre main-d'œuvre :
Nous sommes ici pour livrer concurrence. Nous sommes ici pour assurer notre essor. Nous sommes ici pour produire. Nous sommes ici pour innover. Nous sommes ici pour diversifier. Nous sommes ici pour prospérer. Ensemble, dans un esprit d'équipe, nous renforcerons l'Avantage du Sud de l'Ontario.
Merci. Thank you.