Discours liminaire lors du sommet de la National Angel Capital Organization et annonce d’une aide financière à la collectivité des investisseurs providentiels, dans le cadre de l’initiative Investir dans l’innovation des entreprises

L'honorable Gary Goodyear, ministre responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario (FedDev Ontario)

Ottawa , Ontario

Le 29 novembre 2011

Le texte prononcé fait foi


Good morning. Bonjour.

Pour débuter, je tiens à souligner à quel point j'apprécie l'invitation que m'a faite la National Angel Capital Organization de vous souhaiter la bienvenue à cet important événement annuel.

Le thème du sommet de cette année est « Champions of Angel Capital » (Champions des investisseurs providentiels). Le thème est approprié du fait que les investisseurs providentiels qui prennent le risque de soutenir des entreprises en démarrage font aussi souvent bénéficier ces entreprises de leur expérience, de leurs conseils et de leurs relations d'affaires. Cet esprit de collaboration entrepreneuriale est ce qui fait de vous de véritables champions de notre collectivité d'affaires. Je vous remercie de consacrer une partie de votre précieux temps pour participer à un événement comme celui-ci et échanger vos idées avec vos collègues.

La productivité et l'innovation au sein des entreprises sont de la plus haute importance pour notre économie. Comme vous le savez, la reprise économique au Canada demeure précaire. Les grands titres sur la situation économique en Europe nous rappellent fréquemment que les périls financiers sont graves et que nous devons avancer avec prudence.

Notre gouvernement offre au monde un bon exemple de la façon de maîtriser chez soi la situation économique et financière.

Le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoient que notre économie sera l'une des plus fortes des pays du G-7 cette année et l'année prochaine.

Récemment, l'Agence Moody a confirmé de nouveau la cote de crédit triple AAA du Canada en se fondant sur notre « solidité économique, la robustesse de la santé financière du gouvernement et une faible vulnérabilité aux risques d'incidents. »

Le Canada se démarque au sein des pays du G-7 comme ayant le fardeau de la dette nette le plus bas et nous sommes en voie d'équilibrer notre budget. Comme le FMI a récemment déclaré, le Canada dispose «  d'un plan solide et crédible pour retourner aux surplus budgétaires. »

L'Agence Forbes a aussi récemment annoncé qu'elle classait le Canada comme le meilleur pays où faire des affaires dans le monde, alors que nous occupions la quatrième place en 2010.

Toutefois, le Canada ne peut se permettre de s'endormir sur ses lauriers. Nous continuons à nous préparer à relever les défis de demain. C'est pourquoi les emplois et la croissance économique demeurent les premières priorités de notre gouvernement.

Même avant que l'économie ralentisse en 2008, nous avions la certitude que l'avenir économique de notre pays était tributaire de l'innovation. Nos principaux concurrents concentraient leurs efforts sur la rapidité, le savoir et la technologie.

Notre gouvernement a exercé ses activités en gardant ce fait à l'esprit, a pris des décisions prudentes à l'aide de mesures ciblées. Nos efforts n'auraient pas porté leurs fruits si nous n'avions pas disposé d'une structure bien établie et solide qui s'est maintenue alors que d'autres s'écroulaient.

Nous demeurons résolus à compléter la reprise économique. Comme il l'a énoncé dans le budget de 2011, le gouvernement s'est engagé à garder l'impôt et les taxes à un niveau peu élevé, à réduire le déficit et, surtout, à créer des emplois.

Cela signifie qu'il faille renforcer les atouts commerciaux du Canada et continuer à hausser la confiance financière.

L'approche que nous avons adoptée comporte plusieurs facettes. Par exemple, nous appuyons la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs afin que nos jeunes bénéficient d'un bon départ dans la vie.

Nous continuons à réduire la bureaucratie afin d'alléger le fardeau des petites entreprises en matière de conformité à la réglementation.

Nous avons aussi mis sur pied une série de mesures pour promouvoir la commercialisation et l'innovation dans les entreprises de partout au pays.

Par exemple, dans le Sud de l'Ontario, FedDev Ontario a lance l'Initiative pour la recherche appliquée et la commercialisation, un programme qui permet aux établissements d'enseignement postsecondaire d'offrir leur expertise en R et D et en commercialisation aux entreprises qui n'ont pas la capacité interne d'entreprendre de telles activités.

Dans le cadre de ce programme, 24 collèges et universités travaillent avec plus de trois cents petites et moyennes entreprises afin de mettre en marché des produits novateurs et prometteurs.

Une autre initiative de FedDev Ontario, le Programme de développement de la technologie, a récemment été citée dans un rapport de la Mowat School of Public Policy and Governance comme un exemple de soutien direct à l'innovation.

Conçu pour rapprocher les organisations de recherche et d'innovation, le secteur privé, les établissements d'enseignement postsecondaire et les organisations sans but lucratif, ce programme vise à accélérer le développement de technologies de grande envergure qui créeront des débouchés transformateurs pour les entreprises.

Ces types de programmes contribuent à combler l'écart qui existe entre les progrès liés à la recherche et les marchés.

La Mowat School of Public Policy and Governance affirme que ce type de soutien direct a le potentiel de «  favoriser la production de produits et services à valeur ajoutée de calibre international. »

C'est exactement ce que nous cherchons à accomplir et je crois que nous sommes en voie de changer le piètre rendement du Canada en matière d'innovation.

C'est dans le cadre de programmes et d'initiatives de ce type que notre gouvernement respecte sa promesse de maintenir l'avantage financier du Canada et de créer une base solide pour les entreprises.

Et, c'est dans le cadre de la deuxième phase du Plan d'action économique du Canada que nous progresserons vers cet objectif.

À titre de ministre responsable de FedDev Ontario, j'ai eu la possibilité de constater à quel point le ralentissement économique a été ressenti par les collectivités du Sud de l'Ontario. La province a vu son économie changer du jour au lendemain.

Les entreprises et les créateurs de partout dans la province ont contribué à conserver l'avantage concurrentiel de l'Ontario, mais nous devons tous travailler ensemble.

FedDev Ontario a contribué et contribue toujours à ces efforts.

Comme certains d'entre vous le savent, FedDev Ontario a été créé en 2009 pour contrer la récession mondiale. Conformément aux objectifs du gouvernement de créer des emplois et de favoriser la croissance, nous voulons aider le Sud de l'Ontario à innover, à s'adapter et à croître, conscients que les idées novatrices constituent la pierre angulaire de la stabilité et de la prospérité économiques.

Depuis sa création, l'Agence a contribué à concrétiser localement les priorités du gouvernement du Canada, comme investir dans les infrastructures et construire une économie axée sur le savoir. Nous avons investi dans des projets novateurs afin d'améliorer la rapidité et le volume avec lesquels les entreprises peuvent mettre leurs produits en marché.

En fait, l'Agence s'attaque à certaines des tendances actuelles qui pourraient influer sur la prospérité future du Canada.

Nous savons que les diplômés en sciences et en ingénierie représentent uniquement un quart de tous les diplômés au Canada.

C'est pourquoi FedDev Ontario a créé des programmes conçus pour inciter les jeunes à entreprendre des études en sciences et en ingénierie et à préparer nos scientifiques et ingénieurs à entrer sur le marché du travail dans le cadre de programmes de formation et de mentorat.

Nous savons aussi que le classement de la productivité canadienne a chuté de la troisième place en 1960 à la quinzième place aujourd'hui, sur la liste des vingt pays membres de l'OCDE.

C'est pourquoi FedDev Ontario travaille à éperonner la productivité au sein des entreprises et favoriser les investissements et la diversification économique, dans le cadre de programmes comme l'Initiative pour la prospérité.

C'est dans le cadre de cette initiative que nous avons investi dans des entreprises comme Gedex, dont la technologie d'imagerie géologique de pointe pourrait révolutionner l'exploration minière, gazifière et pétrolière dans le monde.

Par contre, c'est la faiblesse du Canada sur le plan des innovations scientifiques et technologiques qui a le plus influé sur notre productivité.

Bien que le Canada ait connu une brève remontée au cours du boom technologique des années 90, notre élan diminue depuis presque dix ans, la croissance de la productivité ayant ralenti de 0,7 pour cent au cours des années 2000 à 2009.

Les causes sous-jacentes au manque de productivité sont complexes, mais nous savons que nos entreprises éprouvent souvent des difficultés à obtenir du capital-risque du fait que le financement par les capital-risqueurs privés est à la baisse depuis plusieurs années.

Entre 2007 et 2009, les placements de capital de risque en Ontario uniquement ont chuté de 60 pour cent à 298 millions de dollars. Dans le dernier rapport de la revue Venture Capital Monitor, on mentionne que les placements de capital de risque au cours de la présente année atteindront le plus bas total annuel jamais enregistré.

Dans le passé, le capital de risque a financé un grand nombre d'entreprises de technologie publiques et privées qui comptent aujourd'hui parmi les plus importantes au Canada dans leurs domaines. En règle générale, ces entreprises ont connu des taux de croissance très supérieurs à la moyenne dans leur secteur, sont très actives sur le plan de la R et D et de l'innovation et sont très axées sur l'exportation.

Ce changement a engendré un manque évalué à cinq milliards de dollars en capitaux d'investissement pour les entreprises en démarrage au Canada. C'est ce qui a poussé notre gouvernement à agir.

Lancée par le premier ministre l'automne dernier, l'initiative Investir dans l'innovation des entreprises, administrée par FedDev Ontario, vise à aider les entreprises en démarrage à avoir accès à du financement, à stimuler les investissements du secteur privé et à accélérer la commercialisation de nouveaux produits et de nouvelles idées.

Le programme prévoit aussi une aide ciblée aux réseaux d'investisseurs providentiels afin d'attirer de nouveaux investisseurs et créer de nouvelles possibilités d'investissement.

Nous avons récemment annoncé un certain nombre de contributions à des entreprises en démarrage qui ont été reconnues par la collectivité des investisseurs comme ayant le potentiel de favoriser la croissance et de créer des avantages économiques à long terme pour le Sud de l'Ontario.

J'ai eu plaisir à réaliser la première annonce concernant le programme Investir dans l'innovation des entreprises, à Stratford, en Ontario. Powernoodle, une compagnie technologique qui a inventé un outil Web de remue-méninges pour plusieurs participants, a été en mesure d'attirer la participation d'investisseurs membres d'un réseau d'investisseurs providentiels. Leur investissement a accompagné la contribution financière du gouvernement à hauteur de 200 p. cent.

Depuis ce temps, notre gouvernement a annoncé son appui aux entreprises en démarrage à travers toute la région : eSentire à Cambridge, Chango à Toronto, Ultimate Kiosk à Niagara, Miovision Technologies à Kitchener et gShift Labs à Barrie, pour n'en nommer que quelques-unes.

Aujourd'hui, nous nous tournons vers l'investisseur qui comble le manque de capital de risque, l'investisseur providentiel.

Comme vous le savez tous, les investisseurs providentiels offrent un financement aux petites et moyennes entreprises en démarrage ou en début de croissance. Cet apport est important pour les Canadiens, du fait que 98 pour cent de nos entreprises comptent moins de cent employés et pèsent pour presque la moitié du PIB de notre pays.

Bien que moins d'un quart des petites et moyennes entreprises connaissent une croissance élevée, elles créent la plupart des nouveaux emplois. Du fait que les investisseurs providentiels sont devenus la principale source de capital pour ces entreprises à croissance élevée, les investisseurs providentiels sont plus importants que jamais pour la création d'emplois au Canada.

En septembre, mon collègue l'honorable Rob Nicholson, ministre de la Justice et procureur général, a annoncé que notre gouvernement faisait une contribution au Niagara Angel Network, un réseau qui aide déjà les entreprises en démarrage locales ayant un potentiel élevé de croissance, de profitabilité et de création d'emplois.

Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'annoncer que notre gouvernement investira plus de 2 millions de dollars dans quatre réseaux d'investisseurs providentiels dans le Sud de l'Ontario et deux organisations les représentant.

Ces investissements permettront aux sociétés Golden Triangle Angelnet, Georgian Angel Network, PARTEQ Innovations et York Angel Investors de lancer des activités de sensibilisation pour recruter plus de membres.

Les réseaux d'investisseurs providentiels qui aident nos collectivités rurales fournissent aussi un service essentiel à l'ensemble de leurs entreprises.

Cela est dû au fait que les entreprises en démarrage des régions rurales ont peu accès à l'écosystème d'incubateurs, aux parcs technologiques et aux laboratoires de R et D dont bénéficient les centres urbains.

Les investisseurs providentiels, comme le nom le laisse entendre, aident les innovateurs des centres ruraux et urbains dont le potentiel est élevé à atteindre de plus hauts sommets.

La National Angel Capital Organization, ainsi que son organisation affiliée, la National Angel Organization-Ontario, bénéficieront également de cette annonce de financement.

Cet investissement aidera ces organisations à créer des ressources électroniques, des outils et des services et à promouvoir les activités de sensibilisation, qui mettent en lumière la collectivité des investisseurs providentiels et qui attirent de nouveaux investisseurs, en particulier des autres provinces et de l'étranger. Les entrepreneurs constateront maintenant qu'il est plus facile de communiquer avec les investisseurs grâce aux réseaux et aux outils de jumelage en ligne.

Nous cherchons à accroître la visibilité de la collectivité des investisseurs providentiels et les connaissances sur ce qu'ils font. Les récentes recherches, menées par la National Angel Capital Organization, en collaboration avec le gouvernement du Canada, ont aidé à faire ressortir les répercussions des investissements faits par la collectivité des investisseurs providentiels au Canada.

En fait, notre gouvernement oeuvre à appuyer les investisseurs providentiels d'un océan à l'autre.

Le First Angel Network, avec plus de 100 membres, a investi dans les entreprises du Canada atlantique, grâce en partie au soutien de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique. On a rapporté récemment que les investissements du réseau, à hauteur de huit millions de dollars et dans 18 compagnies, ont permis de mobiliser par effet de levier 50 millions de dollars pour ces entreprises – une action significative pour la région.

La BDC détient une longue histoire d'investissement en collaboration avec des investisseurs providentiels et d'établissement de liens avec leurs réseaux. Son but est de bâtir au Canada un écosystème des capitaux plus fort. Par exemple, dans l'Ouest du Canada, la BDC sponsorise le forum des investisseurs providentiels de Vancouver (Angel Forum Vancouver), qui a été fondé en 1997 et a aidé les compagnies participantes à lever plus de 30 millions de dollars d'investissements.

Le fait d'aider les investisseurs providentiels constitue une proposition gagnante. En débloquant le capital d'investissement, les investisseurs providentiels nous aident à garder ici nos travailleurs qualifiés et nos brevets à créer une situation de prospérité durable pour notre région et notre pays.

C'est grâce à des investissements stratégiques comme ceux-là que le gouvernement Harper veille à s'assurer que les collectivités et les entreprises du Sud de l'Ontario continuent de croître maintenant et à l'avenir.

En renforçant les relations entre les entreprises en démarrage, les investisseurs et notre gouvernement, nous faisons en sorte que les entreprises du Sud de l'Ontario disposent des outils dont elles ont besoin pour assurer leur succès. Pour nous assurer que ces relations continuent à s'améliorer, nous invitons les autres réseaux d'investisseurs providentiels et les entreprises en démarrage à présenter une demande.

Je vous incite donc à penser et à voir grand. Les grandes idées produites par des Canadiens et des Canadiennes de talent ne constituent qu'une partie de l'équation. Ce que vous faites pour les concrétiser est ce qui compte.

Comme Warren Buffet a déjà dit : « Si quelqu'un peut s'asseoir à l'ombre aujourd'hui, c'est que quelqu'un a planté un arbre il y a longtemps. »

C'est ce que nous faisons aujourd'hui qui fournira à nos entreprises l'investissement et le soutien dont elles ont besoin pour prospérer demain.

Au nom du gouvernement Harper, je tiens à vous féliciter tous pour l'excellent travail que vous faites et pour la contribution que vous avez apportée pour aider l'économie de notre pays à devenir un exemple mondial au cours de cette période difficile.

J'anticipe avec plaisir de constater la façon dont les projets que notre gouvernement appuie contribueront à la reprise économique de notre région.

Merci.